Dans les coulisses de l'association... Bureau Des Sports (BDS) de Sceaux

Publié le 03/09/2019

Quentin DE MAISON ROUGE, en 4ème année à l’EPF, est le président sortant du BDS (Bureau Des Sports) à Sceaux. Il nous explique pourquoi il a choisi de s’investir dans la vie associative de l’école, ses missions durant son mandat 2018-2019, l’organisation des événements du BDS et les liens avec ses homologues des deux autres campus EPF.

Pourquoi avoir choisi de t'engager dans l'association "Bureau Des Sports" et dans le rôle de président ?

"J’avais envie de m’investir dans la vie étudiante de l’école, mais pas vraiment dans le côté « soirée ». Chef de troupe chez les scouts sur mon temps libre, je suis un grand amateur de sports en tout genre [Quentin était également membre des associations EPF Voile et Glisse Ecotrip] et un peu hyperactif. J’avais envie et besoin de me dépenser dans un domaine qui me fait plaisir, de garder « un esprit sain dans un corps sain ». J’ai trouvé l’esprit du BDS vraiment sympa et je n’ai pas hésité une seconde à postuler pour le rôle de président. Aimer et pratiquer un sport est un critère important dans la sélection des membres de l’équipe, c’est aussi ce qui m’a plu, ce n’est pas la popularité d’une personne qui l’emporte."

Parle-nous du fonctionnement du BDS

"Tout d'abord, il y a le bureau composé de 4 membres, en-dessous il y a les différents pôles : communication, événementiel, sponsors et multi-campus. Et enfin, il y a tous les responsables de sports. Pour chaque « gros sport » comme le football ou le rugby, il y a deux responsables masculins et un féminin ; dans les autres sports comme l’escalade ou la natation, il n’y a qu’un seul responsable.

J’ai choisi de ne pas me cantonner qu’au rôle de président, mais donc de pratiquer certains sports que je connaissais déjà comme le rugby, que je faisais déjà depuis ma 1ère année à l’EPF, et le volleyball. L’association m’a aussi permis de découvrir de nouveaux sports tels que la boxe, la musculation, le ping-pong. C’était aussi l’occasion pour moi d’échanger avec mon équipe régulièrement et d’être « sur le terrain »."

Quel était ton rôle en tant que président du BDS ?

"Je fais le lien entre les différents pôles, mais pas seulement. Il faut plus ou moins maîtriser tous les sujets pour être en mesure de donner son avis ou d'aider les personnes dans leurs missions. Il est donc très important de bien choisir son équipe car on doit pouvoir compter à fond sur eux."

 

 

"Cela permet aussi de se mettre en situation réelle de travail
et de savoir composer et manager avec tact une équipe."

Les missions du président commencent en mai, au début du nouveau mandat. Il faut avoir un œil sur tout, notamment l’aspect logistique et de gestion des salles qui est assez compliqué, surtout en région parisienne. Toute la partie gestion des banques et assurances est également importante. Le président est supposé savoir tout ce qu’il se passe, en temps réel, tout chapoter et suivre l’avancé des choses. C’est lui qui donne les directives et qui gère la chronologie des missions de chacun dans l’équipe. Un aspect vraiment intéressant, qui permet de toucher à tout, tout en sachant déléguer et s’adapter quand il le faut, cela permet vraiment de découvrir ce qu’est le management.

Fédérer tout le monde, représenter l’association vis-à-vis des élèves mais aussi de l’administration de l’école, participer aux réunions avec la direction aux côtés des autres grosses associations de l’école… sont tout autant de compétences que l’on apprend à développer durant un mandat associatif.

Le président n’est pas forcément un leader selon moi, c’est plus quelqu’un qui pense à tout, qui fait attention à ce que tout se passe bien dans chaque équipe, qui porte l’image de l’association et donc de l’école lors des événements."

L'avantage lorsque l'on est président, c'est qu'on peut mettre en place des nouveautés au sein de l'association. Cela a-t-il été le cas pour toi ?

"Tout à fait. Durant notre mandat 2018-2019 ous avons mis en place un système de cotisation avec des bracelets. Cela permet d’avoir une meilleure visibilité pour les responsables de chaque sport, de savoir qui a payé ou non sa cotisation, et de manière générale, cela donne de la visibilité au BDS lorsque les élèves portent le bracelet en cours par exemple. Une nouveauté qui a bien fonctionné puisque nous avons constaté une hausse de près de 28% du nombre de cotisations par rapport à l’année précédente. Preuve que ce système fonctionne, même s’il reste à améliorer.

Nous avons également proposé un nouveau sport aux élèves : l’escalade qui a très bien marché et a donné une belle dynamique à l’association." 

 

 

"Le but c’est vraiment de rendre le sport accessible à tous, il y en a pour
tout le monde, filles comme garçons : rugby, foot, volleyball, natation, escalade, badminton, ping-pong, tennis, handball, boxe, musculation…"

Qui sont les coachs ? Comment se déroule une séance ? Y a-t-il des matchs ou tournois organisés ?

"Les coachs sont les responsables des sports, donc les élèves membres de l’association. Ils sont choisis en fonction de leurs compétences par le responsable du mandat précédent, cela fonctionne comme une vraie transmission « de génération en génération ». Leurs compétences techniques, sportives et leur implication sont prises en compte.

Pour les entrainements sportifs dans le cadre de l’association, les licences sportives ne sont pas requises. En revanche lorsqu’il y a match, les licences sportives avec la FFSU (Fédération Française des Sports Universitaires) sont demandées.

Tous les jeudis il y a des matchs, compétitions inter-écoles ou championnats universitaires dans chaque sport collectif. C’est le cas des Ovalies par exemple (le plus grand tournoi solidaire de rugby universitaire en Europe), où nous sommes arrivés à la 3ème place au rugby à sept sur 32 équipes ! Le podium est une belle récompense qui en général fait plaisir à tous les élèves et fait la fierté de l’école. Pour les autres sports, il y a des tournois qui sont organisés avec d’autres équipes ou écoles locales, mais ils ne sont pas organisés dans le cadre de la FFSU. Enfin, pour la natation c’est un peu différent car il n’y a pas de championnat universitaire de natation, donc pas voire peu de tournoi tous les jeudis. Cependant, il y a eu une compétition à Grenoble il y a quelques mois où notre équipe est aussi arrivée à la 3ème place."

Comment s'organisent les événements sportifs multi-campus ?

"Les Ovalies et le tournoi multi-campus annuel sont les deux événements sportifs co-organisés par les BDS de Sceaux, Troyes et Montpellier. Le tournoi multi-campus est principalement organisé par le BDS Troyes car la compétition a lieu dans un gymnase là-bas chaque année. Les BDS de Montpellier et Sceaux gèrent chacun le déplacement de leurs élèves (bus, hébergement, inscrptions…) sous les consignes des Troyens. Pour les Ovalies, c’est un peu l’inverse. C’est le BDS Sceaux qui gère la plupart de l’organisation, les inscriptions, les décharges, les chèques de caution etc.

Généralement, on profite des voyages d’intégration et au ski pour se retrouver avec les équipes des autres campus pour parler de ces événements et se répartir les missions."

Avec du recul, qu'est-ce que cette expérience associative t'a apporté ? Est-ce que tu la recommandes ?

"La vie associative fait complètement partie du cursus EPF,
c’est un « indispensable » je pense pour vivre sa scolarité à fond
et profiter de nos années étudiantes."

"Je recommande à 100% cette expérience. Selon moi, cela complète bien la formation d’ingénieur. On a la chance d’avoir une vie associative très riche et développée ici, il y a une super ambiance. Cela permet aussi de se créer un réseau, de gagner en compétences managériales, communicationnelles, gestion administrative, événementielle, financière et institutionnelle… On se professionnalise vraiment en découvrant tous ces aspects-là d’une association. C’est en donnant qu’on reçoit le plus. Je considère que donner de son temps et de son énergie pour son école, c’est quelque chose de sympa. C’est sûr que cela demande beaucoup d’investissement : environ 6h par semaine dans mon cas, mais c’est assez variable en fonction des postes et des personnes bien sûr, d’un mandat à un autre, et en fonction des périodes de l’année. Mais c’est vraiment du bon temps.

Cette expérience associative permet aussi d’ouvrir son esprit, de développer sa curiosité, de gagner en assurance, on prend des responsabilités et on devient actif de sa scolarité. Tout cela s’apprend bien sûr, ce n’est pas inné. On se rend compte de nos forces et de nos faiblesses, c’est un bon moyen de se découvrir et de se développer intérieurement et pour l’équilibre de vie à côté des cours. D’ailleurs, maintenant que mon mandat est terminé, je continue le sport avec le BDS mais uniquement en tant que cotisant. C’est une expérience que je peux aujourd'hui valoriser en entretien d’embauche, souvent appréciée des recruteurs."