Etudes d’ingénieur-e : comment choisir sa prépa intégrée après bac ?

Publié le 18/10/2019

Vous souhaitez devenir ingénieur-e sans passer par une classe prépa et intégrer directement une école d’ingénieurs après le bac ? Vous n’êtes pas seul-e ! Plus d’un quart des élèves inscrits en 1ère année de cycle ingénieur ont choisi cette voie d’accès privilégié aux études d’ingénieur en rejoignant l’une des 100 écoles habilitées par la CTI, accessibles directement après le bac. Cette voie se développe de plus en plus ces dernières années car elle présente l’avantage de choisir son école sans attendre deux ou trois ans après le bac les résultats des concours ou des admissions parallèles. Comment choisir sa prépa intégrée ? Quelles différences existent et comment se repérer ? Décryptage.

Prépa implantée associée ou intégrée ?

Le programme du cycle préparatoire comporte des éléments communs à la plupart des écoles d’ingénieurs et des CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles) scientifiques pour apporter une conceptualisation et une rigueur scientifique indispensables aux futurs ingénieur-e-s, grâce à un socle de connaissances de base organisé autour des mathématiques et des matières scientifiques (physique, sciences de l’ingénieur, informatique, etc.).

En revanche, le contenu global et le modèle pédagogique varient selon les écoles. Certaines écoles s’appuient essentiellement sur le programme MPSI (mathématiques, physique et sciences de l’ingénieur) ou PCSI (physique, chimie et sciences de l’ingénieur) des CPGE et s’associent à des lycées privés pour l’enseigner : on parle alors de classe préparatoire « implantée associé ». Des cours de formation humaine et de langues sont également dispensés et un stage doit être réalisé à la fin de la 1ère ou 2ème année. D’autres écoles proposent un programme adapté à leur modèle pédagogique, valorisant plus la pratique grâce à des projets intégrés en 1ère et 2ème années, un ou deux stages à réaliser et une vie associative dont les élèves profitent puisqu’ils étudient au sein de leur école (et non dans un lycée). Le nom de ce programme et sa durée varient selon les écoles : « cycle préparatoire intégré » en deux ans ou « cycle licence » dans une école comme l’EPF qui propose un tronc commun organisé sur trois années afin de développer la polyvalence de ses ingénieur-e-s et leur capacité d’adaptation dans un monde complexe, en pleine mutation.

Généraliste ou spécialisée ?

Dans la majorité des écoles s’intégrant directement après le bac, le programme proposé les deux premières années est en général assez généraliste pour permettre aux élèves d’acquérir un solide bagage scientifique et technique, tout en leur laissant le temps de découvrir les différents enseignements. Ils pourront ainsi affiner leur projet professionnel avant de choisir une majeure, dominante ou spécialité, dès la 3ème année dans certaines écoles (INSA, Polytech...) ou en 4ème année comme à l’EPF qui forme des ingénieur-e-s généralistes. Pour les élèves qui ont déjà une idée de leur projet professionnel et qui sont fortement attirés par un secteur d’activité ou un enseignement en particulier (informatique, biologie, chimie, etc.), des écoles proposent des programmes plus spécialisés avec des filières à choisir dès la 2ème année. Mieux vaut être sûr-e alors de son choix car il n’est plus possible ensuite de changer de voie.

Classique ou ouverte sur l’international ?

Durant les deux premières années de prépa intégrée, la plupart des écoles proposent des enseignements en langue française, avec parfois 2 ou 3 langues vivantes obligatoires pour celles qui favorisent l’ouverture internationale. Pour les élèves qui souhaitent partir rapidement à l’étranger sans attendre le cycle ingénieur-e, des programmes existent dans certaines écoles, avec une partie des cours scientifiques ou la totalité des cours enseignés en anglais, et/ ou la possibilité de partir à l’étranger dès la 2ème année après le bac dans une école ou université partenaire. Les formations binationales de l’EPF permettent d’étudier en 2ème année à la Hochschule de Munich (HM) pour la formation Franco-Allemande ou à l’université de Sherbrooke pour la formation franco-québécoise, après une 1ère année préparatoire à Sceaux au sein d’un groupe réduit de 35 élèves, favorisant les échanges et l’ouverture interculturelle. Ce type de programme développe des soft skills et un profil international très recherché par les entreprises. Une formation à réserver cependant à des élèves mûrs et autonomes, ouverts sur les autres, les langues et l’international.