Natacha, P2017, en tour du monde avec Erasmus Mundus

Publié le 26/01/2016
Natacha de Wever

Natacha de Wever, élève-ingénieur-e en filière Énergie sur le campus de Montpellier, a voyagé à travers le monde grâce au programme Erasmus Mundus, avant d’intégrer l’EPF en 4A via le cycle d’harmonisation. Un parcours international fort, qui montre plus que jamais que l’ingénieur-e d’aujourd’hui et de demain est un ingénieur ouvert sur le monde !

Quel a été votre parcours avant l’EPF ? 
Après un bac S, je suis partie faire une licence physique-chimie à l'université d'Aix-Marseille II.  Au début de la L2 j'ai appris qu'on pouvait faire sa L3 à l'étranger. Je n’ai donc pas hésité et suis partie en échange à l'université d'Ottawa, Canada. Nous étions environ 200 internationaux, j’ai adoré cette ambiance qui m'a permis de découvrir de nombreuses cultures.

En quoi consiste le programme Erasmus Mundus et comme l’avez-vous intégré ?

Avant de partir au Canada, j'avais pris rendez-vous avec un professeur de ma faculté qui m'avait parlé du Master Erasmus Mundus dans lequel il enseignait. Pour intégrer ce master MESC (Materials for Energy Storage and Conversion), il a fallu monter un dossier solide : 2 lettres de recommandations, relevés de notes de licence, TOEFL, une dissertation sur un sujet en relation avec l'énergie. C'est un programme sur 2 ans créé par 7 universités de 5 pays (France, Espagne, Pologne, Etats-Unis et Chine).

Les trois premiers semestres, notre classe de 20 élèves venus du monde entier avait le choix entre 2 universités. Mon cursus a été : Toulouse, Varsovie et Cordoue. Puis, nous sommes tous partis aux quatre coins du monde pour le dernier semestre. J'ai fait mon stage de fin d'année à l'université de Xiamen en Chine. J'étais d'ailleurs la 1ère élève à y aller depuis la création du master il y a 10 ans.
Dans le cadre de ma licence PC, j'avais étudié beaucoup de sujets mais tout restait très théorique. Ce master m'a permis de mettre mes notions en pratique. 

Qu’est-ce que vous a apporté ce programme ?
Ces trois ans à l'étranger m'ont donc appris à être autonome, prendre des initiatives, à m'adapter facilement aux normes du pays comme dîner à 23h en Espagne et à 17h30 en Chine ! Ce programme est fantastique de par sa formation poussée, mais aussi pour son ambiance  «familiale ». Le monde de la recherche dans les batteries n'est pas bien grand et il arrive très souvent que des anciens élèves MESC proposent un emploi ou doctorat à la promotion sortante.

Pourquoi avoir ensuite choisi l’EPF et la filière Énergie ?
La suite logique de ce master était de faire un doctorat, mais j’ai préféré rejoindre l'EPF car je veux travailler dans les EnR en ayant une approche plus ingénieure. 
Je reste intéressée par la recherche, j'aimerais faire mon Projet de Fin d’Etudes en R&D sur les hydroliennes. Un projet de ce type est plus intéressant car on a une partie recherche, modélisation dans des bureaux mais on peut aussi partir sur le terrain, implanter les machines, faire de la maintenance,...


Je trouve cela rassurant d'avoir un diplôme d'ingénieur-e généraliste car cela me permettra d’acquérir la polyvalence nécessaire pour pouvoir tout au long de ma carrière travailler sur des projets différents.