EPF - Ecole d'ingénieurs généralistes
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>DOSSIER : La recherche à l'EPF.

L'EPF a décidé de construire une politique active de développement de ses activités de recherche. Ainsi, de nouveaux chercheurs sont venus renforcer les forces vives de l'EPF, ces derniers étant destinés à concrétiser la signature d'un partenariat majeur intégrant l'EPF dans une école doctorale, ainsi qu'à renforcer l'ouverture à l'international, le laboratoire Ermess étant un bon exemple de cette dynamique.

En plus de ces nouveaux enseignants-chercheurs, on dénombre 47 enseignants-chercheurs non permanents à l'EPF et assurant un volume horaire d'enseignement correspondant à 30% de la globalité, sur les trois premières années de formation.

Un nouvel accord de partenariat a donc été signé avec l'UTT (Université Technologique de Troyes). Il permettra à l'EPF d'émarger dans son école doctorale, associée à l'Institut Charles Delaunay (ICD). Ainsi tous les laboratoires de recherche de l'EPF feront partie intégrante de l'ICD et pourront, à ce titre, accueillir des doctorants. La force de l'EPF réside dans le potentiel d'élèves ingénieurs qui pourront, s'ils le souhaitent, poursuivre un cursus de doctorant à l'EPF. L'objectif à l'horizon 2013 est que 8% des étudiants suivent cette voie.

Ce partenariat permettra donc un travail en commun sur des thématiques de recherche en durabilité des matériaux et structures (fissuration, endommagement, rupture), en nanotechnologie par le biais de l'optique et en mathématiques appliquées. En effet, certains axes de recherche de l'ICD sont assez proches des thématiques déjà investiguées, notamment dans l'équipe ERMESS, qui travaille sur la fatigue des éléments et structures soudées.

Le laboratoire ERMESS

Les enseignants-chercheurs de ce laboratoire interviennent sur la modélisation des systèmes, l'inspection, la maintenance et la réparation ainsi que sur l'analyse du risque et la fiabilité en ce qui concerne la fatigue des éléments et structures soudées.

Afin de développer la recherche le laboratoire a différents cercles d'actions :

•  Les enseignants-chercheurs interviennent dans d'autres établissements tels que l'ENSMP, l'UTT ou HEI

•  Au sein d'Ingéfrance, il collabore sur un projet en mécanique avec HEI

•  Bien sûr il est proche d'entreprises telles que Bureau Veritas qui projette d'accueillir un étudiant EPF en thèse CIFRE.

Enfin à l'international des thèses CIFRE sont signées avec des établissements en Italie, en Norvège… En Chine, des accords viennent d'être signés avec l'Université de Hefei (province de Anhui) pour qu'à partir de 2010 des échanges s'effectuent en dernière année et que des stages de fin d'études se déroulent en laboratoire à l'EPF et à Hefei.

Le Laboratoire accueille d'ailleurs en ce moment un jeune chercheur Chinois, Chang-zheng Cheng , qui y effectue une seconde thèse sous la direction de M. Naman Recho. (Directeur du laboratoire). Nous l'avons rencontré :

First, Why did you choose EPF and ERMESS to do a second thesis ?

In fact, I obtained my doctorate in China in January 2008. For my initial thesis, I specialized in the numerical method in computational mechanics. For example, we established a new method to determine the singularity stress field at the tip of the V-notch by the boundary element method. The calculated accuracy of our method is superior to the traditional finite element method which is the main numerical tool in engineering analysis, but our calculated amount is smaller than a finite element method. Once the singularity stress field is obtained, the fracture criteria and fatigue life of the V-notched structures can be studied. As a result, I decided to go on doing research on the fracture mechanics properties about the V-notched structures. Prof. Naman Recho of the ERMESS/ EPF laboratory is an expert who specializes in fracture mechanics. So, I chose ERMESS in EPF to continue my research work, with Prof. Naman, for my second thesis.

What do you appreciate in this laboratory of research ?

First of all, I can discuss with all my colleages when I have a new idea and  at the same time I can share their new ideas in ERMESS. For a researcher, the idea is more important than anything else.
Secondly, there are a lot of references in ERMESS, especially some old papers which cannot be found on the Internet. When we want to reference a paper or a handbook, we can find it in ERMESS immediately.

Are you satisfied with your integration here ?

Yes, I am satisfied very much with my integration in EPF.

 
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> Partenariat EPF / INSTN

Le besoin actuel de la France est de 1200 ingénieurs spécialisés dans le nucléaire. Aujourd'hui seuls 300 étudiants sont formés dans cette spécialité chaque année.

L'EPF, en plus de son option de fin d'étude en Energétique et Environnement, propose à ses étudiants une opportunité liée à ce marché en leur donnant la possibilité d'effectuer, en dernière année, ou à la suite de leur diplôme EPF, un Master spécialisé à l'INSTN (l'Institut National des Sciences et Techniques Nucléaires). Ainsi, chaque année, quelques étudiants de l'EPF se dirigent vers ce Master. Il est très probable que ce nombre augmente car l'INSTN a décidé de recruter d'avantages d'étudiants pour faire face aux besoins des entreprises.

C'est également une opportunité pour nos étudiants de continuer vers la recherche car ce Master permet aussi de se diriger vers une thèse.

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> Portrait : Fabien BESNARD.

Fabien Besnard, enseignant-chercheur à l'EPF, vient d'écrire un article dans le cadre de ses recherches et nous explique en quelques lignes son travail :

La physique du XXe siècle a connu deux grandes révolutions : la relativité générale d'Einstein, et la théorie quantique. La relativité générale est une théorie déterministe et géométrique, qui permet de traiter l'univers dans son ensemble. La théorie quantique fait appel aux probabilités, aux espaces vectoriels, et s'avère indispensable pour comprendre le monde microscopique, des particules élémentaires aux atomes. Le grand défi posé à la physique du XXIe siècle est d'arriver à réconcilier ces deux théories qui nous disent des choses différentes sur le monde. De nombreuses tentatives existent : théorie des cordes, gravitation quantique à boucles, géométrie non commutative, etc… Mes recherches portent sur cette dernière approche. Cette théorie stipule que l'espace-temps n'est qu'une approximation d'une réalité plus profonde. Celle-ci est constituée d'une algèbre non commutative. Les éléments de cette algèbre sont un peu comme des matrices. La question qui me préoccupe actuellement est de comprendre quelle structure cette algèbre doit posséder pour donner naissance à la notion de causalité.

Vous pouvez consulter mon article papier en « preprint »sur un serveur appelé « arxiv » à l'adresse suivante : http://arxiv.org/abs/0804.3551

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> Interview de Bénédicte Baqué, doctorante à l'Onera, ancienne élève de l'EPF, promo 2008

Bénédicte, pouvez-vous nous préciser votre activité aujourd'hui ?

Depuis bientôt un an je suis doctorante à l'Onera. Mon sujet de recherche est le couplage de codes en mécanique des fluides et des structures. Pour effectuer ce doctorat je me suis inscrite à l'école doctorale des Mines Paritech réalisée avec le soutien d'une bourse de la DGA (Ministère de la Défense).

Quel a été votre parcours à l'EPF ?

J'ai effectué la formation bi-diplomante franco-canadienne en terminant par l'option « Aéronautique et Espace ». J'ai beaucoup apprécié cette opportunité d'étudier à la fois dans une université étrangère et dans une école d'ingénieur française. Les deux étant différents et complémentaires.
J'ai gardé un lien fort avec l'EPF puisque dernièrement j'ai encadré, en premières années, une partie des séances de TP en Technologie des Systèmes Automatisés.

Pourquoi avoir choisi la voie de la recherche et comment l'EPF y a contribué ?

J'aimais les cours très techniques et je souhaitais rester dans la technique ainsi qu'approfondir mes connaissances acquises à l'EPF. J'ai pensé m'orienter vers un Mastère mais après avoir rencontré différents professeurs de l'EPF, pour certains issus du monde professionnel, j'ai décidé de suivre un doctorat. Leurs conseils m'ont été précieux pour effectuer ce choix. De plus, j'ai effectué mon projet de fin d'études à l'Onera, ce qui m'a permis de faire connaissance avec mon environnement de travail avant de décider définitivement d'y faire mon doctorat.

Comment s'organise votre travail actuellement ? Êtes-vous satisfaite d'avoir fait ce choix ?

Un doctorat, c'est trois ans de doute, le travail n'est pas facile mais il est passionnant. Je suis autonome et organise mon temps comme je le souhaite. Malgré le fait d'être complètement immergée dans le monde du travail, je continue à me former pendant ces trois ans : Avec l'Ecole doctorale, en plus de mon travail de recherche, je suis des cours techniques, des formations professionnalisantes mais aussi des cours de langues.
Enfin il ne faut pas oublier les communications qu'un doctorant se doit de faire sur son travail, qu'elles soient écrites (résumés, articles de congrès, publications dans des journaux scientifiques) ou orales (présentations en congrès national ou international, journées dédiées aux doctorants à l'Onera, à l'Ecole des Mines et à la DGA).
Même si actuellement ma rémunération n'est pas à la hauteur de ce que peut gagner un jeune diplômé ingénieur, je pense que je serai mieux armée au bout des trois ans pour pouvoir trouver un travail qui me correspond, dans l'industrie ou dans un laboratoire de recherche.

Nous souhaitons encourager nos étudiants à se diriger vers la recherche, d'ailleurs l'EPF a récemment organisé une conférence en direction des élèves de 4ème année de l'EPF avec pour objectif de les sensibiliser sur les compétences Recherche à développer chez l'ingénieur ainsi que sur les opportunités qui peuvent s'offrir à eux, notamment dans l'industrie. Bénédicte est intervenue pour apporter son témoignage.

Clarisse Angelier, Chef de service CIFRE à l'Association Nationale de la Recherche et de la Technologie (ANRT), intervenante lors de cette conférence, a d'ailleurs donné des chiffres marquants:

Il est intéressant de noter que 96% des docteurs en CIFRE ont accès à un emploi stable en moins d'un an.

Question rémunération, notons deux points remarquables qui peuvent éventuellement motiver nos élèves pour ce diriger vers ce type de formation :

• Le salaire d'embauche équivalent à un ingénieur en moyenne,

• Evolution meilleure qu'un ingénieur en moyenne : 30% des docteurs de plus de 35 ans gagnent plus de 80k€.
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