Emeline Darçot, de l’EPF à l’ingénierie biomédicale | EPF Ecole d'ingénieurs

Emeline Darçot, de l’EPF à l’ingénierie biomédicale

Publié le 26/10/2021

À 30 ans, Emeline Darçot travaille à Lausanne dans le domaine de l’ingénierie biomédicale. Issue de la promotion 2014 de l’EPF  campus de Sceaux, cette scientifique passionnée a connu un parcours riche en expériences. Entretien.


Racontez-nous votre parcours précédant vos études supérieures…


J’ai grandi en Franche-Comté. Les mathématiques ont toujours été ma matière préférée. Puis j’ai obtenu mon Baccalauréat scientifique option SVT en 2008. Je suis allée ensuite en classe prépa à Besançon puis j’ai repéré l’EPF à qui j’ai envoyé un dossier de candidature. J’étais intéressée à la base par la filière environnement. Je n’avais pas encore connaissance de l’ingénierie biomédicale.

Que vous a apporté votre cursus à l’EPF ?


Je suis entrée en 3e année à l’EPF sur le campus de Sceaux en 2011. C’est au cours de cette 3e année que l’on découvre toutes les options possibles. Au cours d’événements organisés par l’EPF, on rencontre d’anciens élèves devenus ingénieurs venus raconter leur parcours. C’est comme ça que j’ai découvert le métier d’ingénieur biomédical. En 4e année, j’ai choisi la filière informatique afin de me spécialiser par la suite dans le biomédical. Lors de ma dernière année en 2014, en parallèle de mon diplôme d’ingénieure généraliste à l’EPF, j’ai pu obtenir un double diplôme en suivant un master 2 physique médicale et du vivant à l’Université Paris Descartes.

« L’EPF, c’est top pour trouver sa voie »

Quels sont les atouts de l’EPF selon vous ?


Les atouts se situent notamment au niveau des grands projets que l’on peut mener tout au long du cursus. Pendant un semestre, on a par exemple réalisé toute une démarche sur l’aide à domicile avec le robot Nao. Mon stage de cinq mois en Allemagne était également très important. Tous les événements organisés pour nous aider à nous orienter sont primordiaux. On rencontre des anciens élèves et des entreprises qui présentent leurs savoirs et communiquent leurs passions. C’est vraiment utile et essentiel pour nous aider à trouver notre voie et je garde un très bon souvenir de cela.

Conservez-vous également de bons souvenirs en termes de vie étudiante ?


Bien sûr, j’ai beaucoup apprécié le campus de Sceaux. J’ai fait partie de l’association EPF Partage. Cela m’a permis de faire du soutien scolaire à des élèves de 3e dans le cadre d’un tutorat mis en place en collaboration avec la ville de Sceaux.

Comment avez-vous intégré le milieu hospitalier ?


J’ai d’abord effectué un stage de fin d’études au CHU de Lausanne qui m’a permis de valider mon diplôme à l’EPF en 2014. Puis j’ai réalisé un doctorat pendant quatre ans, de novembre 2014 à janvier 2019, au service de radiodiagnostic et radiologie interventionnelle de la Faculté de biologie et médecine de Lausanne. J’étais au cœur d’un projet de recherche, sur le développement d’une technique d’imagerie cardiaque. Nous avions accès aux IRM et collaborions avec les cardiologues et radiologues de l’hôpital.
 


« Je développe de nouvelles compétences en gestion de projet »

Quelles autres expériences vous ont enrichi ?


A l’issue de ma thèse, j’avais envie de donner de mon temps, je réfléchissais à un projet quand je suis tombée sur une annonce au sein de l’université. Il s’agissait d’une campagne d’information sur les cancers féminins en milieu rural au Togo. C’est comme ça que je suis partie réaliser une mission de volontariat d’un mois en avril 2019 au Togo pour sensibiliser des femmes habitant des zones rurales sur les risques de cancer, l’importance du dépistage, la reconnaissance des symptômes. C’était une expérience extrêmement enrichissante.

Quelle est votre activité actuellement ?


J’ai entamé un contrat CDD depuis août dernier en tant que collaboratrice scientifique à l’EssentialTech Center de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL). Je travaille actuellement sur un projet lié à un dispositif médical. Après avoir œuvré pendant sept ans dans le domaine de la recherche académique, ce poste me permet de développer de nouvelles compétences en gestion de projet.

Quelles sont vos ambitions à l’avenir ?


J’envisage toujours de travailler dans les domaines de la santé, du développement durable et de l’humanitaire, des domaines qui me tiennent à coeur. C’est pourquoi ce poste est extrêmement intéressant car il s’agit d’une étape clé pour ma carrière. Je me concentre donc sur ma mission actuelle, d’autant plus que les activités sont très riches à l’EPFL. Pour la suite, l’idée est de consolider mon expérience en gestion et coordination de projet.