Vianney Thomas, un manager passé par l’apprentissage

Mis à jour le 04/04/2022
Issu de la promotion 2015 de l’EPF Sceaux, Vianney Thomas, qui a choisi la spécialité systèmes informatiques et industriels, a effectué son parcours en apprentissage. Entretien avec un manager qui, à l’aube de ses 30 ans, a rapidement gravi les échelons.
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Vianney Thomas, un ingénieur EPF en apprentissage devenu manager

Quel a été votre parcours avant vos études supérieures ?

J’ai grandi en région parisienne à Ivry-sur-Seine où j’ai effectué toute ma scolarité. J’ai eu le déclic pour les mathématiques en 3e grâce à un professeur qui m’a donné cette appétence. Arrivé au lycée, j’ai eu envie de continuer à développer mes compétences en mathématiques. Je n’avais pas un gros intérêt pour la partie physique-chimie. J’ai donc préféré m’orienter vers un baccalauréat économique et social.

 

Comment vous êtes-vous orienté vers un cursus à l’EPF ?

Malgré le fait que je sortais d’un Bac ES, j’avais toujours envie de pousser mes compétences en mathématiques. J’ai effectué des recherches sur les écoles d’ingénieurs et je suis tombé sur l'EPF qui m’a orienté vers une formation partenaire à l’IUT de Montreuil pour effectuer de 2010 à 2012 un DUT QLIO (qualité, production, maintenance, gestion industrielle) qui s’est conclu par un stage en tant qu’ingénieur qualité chez Nokia. La condition imposée par l'EPF était d’arriver dans les trois premiers de la promo de l’IUT, ce que j’ai réussi à faire. Après un test de validation de compétences en sciences, j’ai pu entrer à l’EPF par la voie de l’apprentissage en trouvant rapidement une alternance chez Vinci que j’ai effectué de 2012 à 2015.

« L’EPF m’a permis de développer une méthode de travail et mon propre regard critique »

 

Que retenez-vous de ces trois années de formation ?

J’ai adoré les cours en mode projet et les jeux de rôles que l’on nous proposait pour effectuer des simulations de cas concrets en entreprise. Je n’avais pas besoin de quelque chose de scolaire mais plutôt d’apprendre par la pratique, et c’est exactement ce que l’EPF met en place. Les cours m’ont énormément plu, tout comme la vie étudiante au sein d’un campus où règne une très bonne ambiance. Il s’agit de semaines assez denses qui nous préparent bien à la vie active. L’EPF m’a permis de développer une méthode de travail et mon propre regard critique. On n’en a pas forcément conscience quand on a le nez dans les études, on en prend conscience après. Aujourd’hui, je travaille notamment avec des étudiants issus d’EPF et je me rends compte que nous avons tous la même façon de voir les choses ou d’aborder certains process. Ce n’est pas une coïncidence.

 

Racontez-nous votre expérience en apprentissage chez Vinci !

J’étais chez Actemium, la marque de VINCI Energies dédiée à l'optimisation du process industriel. J’étais sur des contrats tels que la SNCF, RATP, SNECMA ou Renault en tant qu'ingénieur méthodes. J’accompagnais des techniciens et des responsables de site sur des process de maintenance. J’étais sous la responsabilité d’un responsable d’affaires, ce qui était très intéressant pour moi étant donné que je me suis toujours intéressé au management depuis ma passion dès petit pour le monde automobile. J’ai donc beaucoup appris pendant ces trois ans chez Actemium. Sans oublier mon stage de trois mois à Liverpool, dans le cadre de l’expérience internationale obligatoire, où j’étais assistant ingénieur qualité chez Isover.

« On peut dire que j’ai trouvé ma voie »

 

Quels sont les atouts d’un parcours en alternance selon vous ?

L’expérience que l’on développe. Aujourd’hui, je suis recruteur et on voit bien la différence entre un jeune diplômé qui a effectué un ou deux stages et un alternant. Il n’y a pas photo entre les deux. L’alternant est déjà opérationnel, étant donné qu’il connaît le milieu de l’entreprise, les codes, les contraintes, etc. C’est pourquoi je recommande l’apprentissage à 100% aux jeunes qui arrivent. Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à faire appel à des alternants. On le voit. C’est vraiment en train de bouger.

 

Quel poste occupez-vous aujourd’hui ?

J’ai la chance d’occuper un poste à responsabilités en tant que manager pour le groupe Ikos qui est une société d'ingénierie spécialisée dans le secteur ferroviaire avec une expertise dans l'énergie. J’ai intégré Ikos en janvier 2016 grâce à l’expérience et au réseau que j’ai pu obtenir lors de mon parcours d’alternant. J’ai d’abord été consultant pendant deux ans sur des sujets liés à l’information voyageur. Entre temps, j’ai dû finaliser mon diplôme d’ingénieur à l’EPF car il me manquait la certification en anglais que j’ai obtenu en 2017. Ce qui m’a permis ensuite de prendre le poste d’ingénieur d’affaires en janvier 2018. J’ai rempli voire même dépassé tous les objectifs fixés par ma direction. J’ai donc progressé très vite pour décrocher ensuite le poste de manager en janvier 2021. Aujourd’hui, je me sens vraiment épanoui au quotidien. Je gère des équipes. C’est un métier qui me motive. On peut dire que j’ai trouvé ma voie.

 

Quelle est votre ambition pour la suite de votre carrière ?

Difficile de répondre étant donné que j’ai pratiquement atteint mes objectifs de carrière à 30 ans. Cela m’a également permis de construire ma vie personnelle à côté. Mes futurs objectifs vont se dessiner par la suite. On va dire que je prends les choses comme elles viennent. La prochaine grande étape sera certainement celle de devenir associé dans l’entreprise. On verra en temps voulu.