Ingénieur, un profil très recherché par les entreprises !

Publié le 23/04/2019

Alors que le marché de l’emploi demeure globalement morose en France, l’insertion professionnelle des ingénieurs fraîchement sortis d’écoles se révèle très rapide. Le constat est clair : on en manque en France ! C’est d’ailleurs l’une des demandes de la CDEFI, la Conférence des Directeurs des Ecoles Françaises d’Ingénieurs, qui aimerait pouvoir augmenter de 50% le nombre des diplômés de ses établissements, et passer ainsi de 35 000 à 50 000 chaque année.

Le plein emploi pour les jeunes diplômés

L’Apec a publié une note indiquant que les entreprises du secteur du numérique ont recruté 55 000 à 60 000 cadres sur l’année 2018. Parmi elles, 75% estiment qu’il est difficile de trouver des candidats ayant un profil adapté à ces postes.

D’après l’enquête insertion 2018 de la Conférence des grandes écoles (CGE), la situation est très bonne pour les jeunes diplômés. Quelques mois après sa sortie, la promotion 2017 de l’EPF a majoritairement trouvé sa voie : plus de sept sur dix sont en activité professionnelle. Ils sont 8 % en recherche d’emploi, les autres se partageant entre volontariat, poursuite d’études et doctorat.

L’enquête sur les précédentes promotions démontre que la recherche d’emploi s’avère très fructueuse pour les ingénieurs puisque de la promotion 2016, sur le marché de l’emploi depuis un an au moment de l’enquête, seulement 4% sont à la recherche d’un poste. Pour la promotion 2015, les résultats sont encore plus impressionnant puisqu’ils ne sont que 2,5% à la recherche d’une activité professionnelle, soit un parfait plein emploi, uniquement un à deux ans après leur sortie d’école.

Des salaires attractifs

Les jeunes diplômés sont recrutés en majorité pour des emplois stables : concernant la promotion 2017, huit sur dix sont en CDI et neuf sur dix ont le statut de cadre. Niveau rémunération, le salaire moyen avec primes s’élève à 37 750 € bruts annuels en France et 43 000 à l'international., soit un très bon salaire pour un premier poste.

Quelques inégalités perdurent pour les diplômées puisque leurs salaires sont inférieurs à celui des hommes avec un salaire moyen de 37 200€ en France et  40 297€ à l'international. Mais sur ce point, au-delà des statistiques, Martine Venineaux, responsable des relations entreprises de l’EPF, se veut rassurante avec les ingénieures : « Il n’y a pas d’inquiétude à avoir pour les filles. Les entreprises souhaitent davantage de mixité dans les équipes scientifiques et techniques, nos étudiantes sont donc très recherchées. En termes de salaires, pour nos diplômés, ils sont les mêmes pour les deux sexes à la sortie de l’école », soutient-elle, rappelant que l’EPF organise d’ailleurs des ateliers et coachings à destination des filles, pour les aider à négocier leur salaire et à s’imposer.

L’écart trouve également son origine selon les secteurs de prédilection habituels de chaque sexe : les hommes ont encore tendance à privilégier l’informatique, secteur très rémunérateur, là où les femmes s’orientent vers des écoles de chimie et d’agro, où les salaires sont en moyenne légèrement inférieurs.

Le stage de fin d’études : une opportunité professionnelle

D’après les chiffres de la CGE, un tiers d’entre eux trouvent leur premier emploi par ce biais. « Il faut comprendre les recruteurs : s’ils prennent un jeune ingénieur et le forment pendant six mois, c’est pour le garder ! Parmi nos diplômés, sept à huit sur dix ont une proposition d’embauche à l’issue de ce stage. Certains refusent pour d’autres horizons, mais c’est un excellent tremplin vers l’emploi », confirme Martine Venineaux.

Autres moyens de trouver un travail : postuler, soit via des sites spécialisés comme l’Apec, soit directement via les sites des entreprises. Et ne pas négliger les réseaux sociaux professionnels comme LinkedIn : 6,5 % des jeunes ingénieurs décrochent un poste grâce à eux, d’après la CGE.

Le consulting, un tremplin pour débuter sa carrière

Les sociétés de conseil sont les plus intéressées par les profils d’ingénieurs devant l’industrie des transports, les TIC, la construction et l’énergie. « Les bureaux d’études et d’ingénierie, les cabinets d’audit et de conseil sont toujours à la recherche d’ingénieurs, ils apprécient notamment les profils généralistes. Pour un jeune diplômé, c’est idéal, car les salaires sont bons, les missions intéressantes et variées et cela permet de se construire un réseau professionnel solide », explique Martine Venineaux. Après quelques années d’expérience et une vision plus claire de leurs envies, ils trouvent facilement du travail ailleurs, souvent dans les entreprises clientes de ces cabinets.

D’après l’enquête 2018 de l’association IESF, Ingénieurs et Scientifiques de France, le salaire brut médian est de 56 000 €, tous âges confondus et il grimpe jusqu’à 97 000 € en fin de carrière. De quoi rassurer les ingénieurs en herbe et étudiants inquiets : quelle que soit leur spécialité, trouver un emploi ne devrait pas être une difficulté. Une bonne raison de tenter l’aventure !