ParityLab : Colette Kreder, ancienne directrice de l’EPF, marraine à titre posthume de la première promotion

Mis à jour le 17/09/2026
Directrice de l’EPF de 1980 à 1994, Colette Kreder a été choisie, à titre posthume, comme marraine de la première promotion du ParityLab. Lors d’une cérémonie organisée lundi 14 septembre sur le campus de Paris-Cachan, son parcours et son action en faveur de la place des femmes dans les sciences et l’ingénierie ont été mis à l’honneur.
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marraine Colette Kreder EPF ParityLab

En présence de sa fille, Aude Kreder Chenebaux, et de sa petite-fille, Hélène Chenebaux, cette cérémonie a réuni plusieurs générations autour d’une même ambition : permettre aux femmes de prendre pleinement leur place dans les formations scientifiques et les métiers de l’ingénierie.

Le choix de Colette Kreder comme marraine de cette première promotion s’inscrit ainsi dans une forme de continuité. Son parcours a été marqué par une conviction forte : les femmes doivent pouvoir accéder aux mêmes possibilités, responsabilités et carrières que les hommes dans les sciences et les technologies.

Diplômée de l’École polytechnique féminine en 1957, Colette Kreder a d’abord mené une carrière d’ingénieure avant de créer sa propre entreprise, Soredi, à une époque où les femmes étaient encore très peu nombreuses parmi les dirigeantes d’entreprise. Pionnière dans ses choix professionnels comme dans ses engagements, elle a ensuite poursuivi cette action à la tête de l’EPF.

"Elle a défendu sans relâche l’idée que les sciences et l’ingénierie sont aussi des métiers pour les femmes", a rappelé Hélène Chenebaux.

Auprès des étudiantes de son époque, Colette Kreder a incarné une figure inspirante et contribué à élargir le champ des possibles. Son action a accompagné une transformation profonde de l’École et participé à faire évoluer les représentations autour de la place des femmes dans l’ingénierie.

Faire progresser la place des femmes dans l’ingénierie : un engagement toujours d’actualité

 

Cet héritage trouve aujourd’hui un prolongement concret dans le ParityLab. À travers une voie de recrutement adaptée, un programme d’accompagnement des étudiantes et un laboratoire de recherche-action, le dispositif agit sur plusieurs leviers pour contribuer à la féminisation des formations et des métiers de l’ingénierie.

"Hier, il fallait ouvrir les portes de l’ingénierie. Aujourd’hui, il faut faire en sorte qu’elles y entrent plus nombreuses, qu’elles y réussissent pleinement et qu’elles contribuent à transformer les métiers d’ingénieur", a souligné Emmanuel Duflos, directeur général de l’EPF.

Co-fondatrice du réseau Demain la parité et de l’association Femmes & Sciences, Colette Kreder s’est également engagée pour encourager les filles à se tourner vers les études scientifiques et techniques et pour renforcer la visibilité des femmes dans ces domaines.

Si les formes de cet engagement ont évolué, l’enjeu reste pleinement actuel face à la sous-représentation persistante des femmes dans certaines filières et professions de l’ingénierie.

En faisant de Colette Kreder la marraine de sa première promotion, le ParityLab inscrit ainsi les étudiantes dans une histoire qui les précède, tout en les invitant à en écrire la suite.

"Ma grand-mère a ouvert des portes qui étaient encore fermées. À vous, chères étudiantes, de les élargir et d’en ouvrir de nouvelles", leur a transmis Hélène Chenebaux.

Une invitation à poursuivre le chemin ouvert par les générations précédentes, mais aussi à construire une ingénierie plus diverse, plus représentative et pleinement tournée vers les transformations scientifiques, technologiques et sociétales à venir.