Aviation durable : l’engagement d’un étudiant de l’EPF dans un projet pionnier

Mis à jour le 04/06/2026
Étudiant en 4ème année au campus de l’EPF Paris-Cachan, Alexis Massiau a contribué au développement du projet Velis Electro, premier avion électrique certifié, au sein de l’Aéroclub de la Vallée du Loup durant un stage. Il nous partage son expérience, ses compétences d’ingénieur généraliste mobilisées et ses convictions du rôle de l’ingénierie pour une aviation plus durable.

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projet étudiant aviation

Tu as porté ce projet grâce à la réalisation de ton stage associatif à l’Aéroclub de la Vallée du Loup. Au départ, quelles étaient tes motivations pour cette expérience ?  

Passionné par l’aviation et actuellement élève pilote, j’ai toujours eu à cœur de contribuer à la pérennité de l’aviation légère. Cette expérience représentait pour moi une opportunité concrète d’agir dans ce sens. Je suis convaincu que notre génération a un rôle clé à jouer pour faire évoluer notre passion vers un modèle plus durable. Cela passe notamment par la réduction de son impact environnemental, mais aussi par la recherche d’un meilleur équilibre avec les riverains afin de garantir une cohabitation harmonieuse.  

L’aviation est un domaine fortement concerné par la transition écologique. En tant que futur ingénieur, comment te positionnes-tu face à cet enjeu ?  

En tant que futur ingénieur, je considère qu’il est de notre responsabilité de contribuer activement à rendre l’aviation plus durable. C’est un secteur particulièrement stimulant, car les progrès y sont constants et les perspectives d’innovation nombreuses. Entre électrification, nouvelles énergies et optimisation des usages, les leviers sont multiples. Je vois donc cet enjeu non seulement comme une nécessité, mais aussi comme une formidable opportunité de transformation.  

 

 

Pour faire vivre le projet Velis Electro, plusieurs étapes ont été nécessaires. Comment as-tu été impliqué dans le processus et quels ont été tes défis ?  

Ce projet s’inscrit avant tout dans une démarche portée par l’aéroclub, qui cherche à rendre son activité aussi respectueuse de l’environnement que possible. J’ai été accompagné et guidé par Vincent Kitts, président du club, avec qui nous avons travaillé en étroite collaboration. Mon rôle a été de contribuer au développement du projet et à l’intégration du Velis Electro au sein du club, en tenant compte des différentes contraintes, qu’elles soient techniques, opérationnelles ou organisationnelles. Le principal défi a été de trouver le bon équilibre entre innovation, faisabilité et adaptation aux réalités du terrain.  

Le Pipistrel Aircraft Velis Electro est devenu le premier avion électrique certifié au monde. Pour toi, quelle a été la part d’audace pour rendre possible ce projet ?  

L’aéronautique s’est toujours construite grâce à des pionniers qui ont osé innover et sortir des sentiers battus. L’aviation électrique s’inscrit dans cette continuité. On peut penser à des projets emblématiques comme Solar Impulse, qui a marqué les esprits en réalisant un tour du monde en 2015. Quelques années plus tard, l’arrivée du Velis Electro comme premier avion électrique certifié illustre concrètement cette capacité à transformer une vision audacieuse en réalité. Ce type de projet repose nécessairement sur une prise de risque et une volonté de repousser les limites technologiques.  

Quels sont les parallèles entre ce projet et ton parcours à l’EPF ?  

Les parallèles entre ce projet et mon parcours d’ingénieur généraliste à l’EPF sont particulièrement forts. Cette formation m’a apporté une approche pluridisciplinaire essentielle pour mener à bien ce type de projet, qui ne se limite pas à une simple problématique technique.En effet, l’intégration du Velis Electro répond à plusieurs enjeux simultanés : un enjeu technique lié aux spécificités de l’avion électrique, un enjeu opérationnel pour son exploitation au sein de l’aéroclub, mais aussi des enjeux environnementaux et sociétaux, notamment vis-à-vis des riverains, tout en conservant l’attractivité pour les pilotes. La formation généraliste m’a permis de prendre du recul et d’avoir une vision globale, en articulant ces différentes dimensions plutôt qu’en les traitant de manière isolée.