Parcours d’étudiant : Antoine rejoint la Confédération Nationale des Junior-Entreprises
Tu intègres la Communauté des Auditeur·rice·s-Conseil de la Confédération Nationale des Junior-Entreprises. Que va impliquer ta mission d’accompagner et d’évaluer des Junior-Entreprises ? Quels sont tes objectifs ?
En tant qu’Auditeur-Conseil, j’ai une double mission. La première est d’auditer les Junior-Entreprises afin de veiller au respect du cadre légal, réglementaire et déontologique sur l’ensemble des processus audités : Gestion Associative, Gestion des Ressources Humaines, Activité Commerciale, Suivi d’Étude ainsi que l’Écosystème, Stratégie & Planification.
Cette mission va m’amener à accompagner des Junior-Entreprises dans l’amélioration de leur fonctionnement, tout en évaluant leur conformité au cadre du mouvement. L’objectif est à la fois de challenger leurs pratiques et de les aider à structurer leur stratégie.
Ma deuxième mission est de conseiller et d’accompagner la montée en compétence des structures en apportant des conseils adaptés à leur écosystème et à leurs enjeux de développement. À titre personnel, je souhaite développer une vision globale du mouvement, approfondir mon expertise organisationnelle et avoir un impact concret sur la pérennité des structures que je conseillerai.
Le processus a été long et compétitif. Comment as-tu vécu cette expérience tout en menant tes études ?
Le processus a effectivement été exigeant, mais très formateur. Il se compose de trois examens à difficulté croissante : le TAC 1 (Test d’Auditeur-Conseil), qui représente un premier saut dans l’inconnu, puis le TAC 2, plus sélectif. Avec seulement quatre mois d’ancienneté dans le mouvement, je n’étais pas certain de réussir, mais j’ai décidé de m’investir pleinement.
La dernière étape, comprenant le pré-WEFA et le WEFA (Week-End de Formation des Auditeurs), a demandé environ six semaines de travail intense, suivies de deux jours d’examens finaux. Le taux de réussite national à la suite des 3 examens étant d’environ 7,4 %, cela montre le niveau d’exigence du processus.
Les premiers examens me permettaient de réviser environ deux semaines en amont, en consacrant une heure chaque soir après les cours. En revanche, la préparation du WEFAH a été plus exigeante, avec trois à quatre heures de travail quotidien pendant six semaines, en parallèle des cours, des examens et des projets. Le rythme était soutenu, mais la motivation collective et l’intérêt du contenu m’ont permis de maintenir cet engagement.
Cette expérience m’a demandé une organisation rigoureuse pour concilier préparation et études à l’EPF. Elle m’a appris à prioriser, à gérer la pression et à structurer mon travail sur la durée, des compétences essentielles dans un environnement exigeant.
Quels sont les parallèles entre cette activité et ton parcours à l’EPF ?
Il existe de nombreux parallèles, notamment dans l’analyse de problématiques complexes, la gestion de projet et le travail en équipe. Le rôle d’Auditeur-Conseil mobilise également des compétences développées à l’EPF : communication, esprit critique, adaptabilité et capacité à proposer des solutions concrètes dans des contextes variés.
Comment ton expérience avec EPF Projets a contribué à construire ton orientation dans l’ingénierie ?
Mon engagement au sein d’EPF Projets m’a permis de travailler sur des problématiques réelles d’entreprises, avec des contraintes opérationnelles concrètes. Cette expérience a renforcé mon intérêt pour une ingénierie tournée vers l’analyse, l’organisation et l’amélioration continue, en lien direct avec les enjeux des organisations. Elle m’a également donné une première vision du monde professionnel, facilitant mon intégration dans mon futur environnement de travail.
Pour toi, quelle est la part d’audace pour t’impliquer dans ce nouveau rôle ?
S’engager dans ce rôle demande une certaine audace, notamment parce qu’il implique de challenger des structures, de prendre du recul et d’assumer une posture de conseil. Il est souvent plus simple d’identifier une non-conformité que d’accompagner une structure pour la corriger. Trouver une incohérence est une première étape, mais expliquer pourquoi elle pose problème et construire avec l’équipe une solution durable représente un véritable challenge.
C’est aussi sortir de sa zone de confort pour évoluer dans un environnement national et intervenir auprès de structures très différentes, allant de petites universités à de grandes écoles prestigieuses d’ingénieurs ou de commerce.
Il y a-t-il une qualité essentielle qui fonde ton parcours ?
Je dirais que la rigueur associée à la capacité d’écoute est essentielle. La rigueur permet d’analyser les situations avec précision, tandis que l’écoute est indispensable pour comprendre les enjeux propres à chaque structure et proposer des recommandations adaptées.