Sciences du vivant : les étudiants explorent le biomimétisme pour penser autrement l’ingénierie
Et si le vivant pouvait inspirer certaines réponses aux enjeux environnementaux ? Les nouveaux étudiants de l’EPF ont exploré les liens entre vivant et ingénierie lors d’un atelier sur le biomimétisme, organisé par Eva Mevrel, enseignante en Sciences du Vivant et de l’Environnement, et Waël Alliliche, enseignant-chercheur en biomécanique.
À partir d’une association entre un phénomène biologique et une application en ingénierie, les étudiants ont mené leurs recherches afin d’identifier et d’analyser les liens entre les deux. "C’est une manière de relier le vivant et l’ingénierie, puisque le principe du biomimétisme consiste à s’inspirer de la nature, à comprendre les mécanismes qu’elle a développés et à explorer des pistes d’innovation répondant notamment à des enjeux de durabilité", explique Eva Mevrel.
Réunis en groupes, les étudiants ont effectué des recherches documentées sur la thématique qui leur avait été attribuée. Ils ont analysé le phénomène biologique étudié, puis expliqué son lien avec l’application d’ingénierie proposée. Le résultat a ensuite été synthétisé sous la forme d’un poster, de manière claire et accessible.
L’exercice leur a permis de mobiliser des compétences qui dépassent les seules connaissances scientifiques : recherche et vérification de l’information, sélection des éléments essentiels, réflexion collective, capacité de synthèse et créativité. Autant de compétences mises au service de la compréhension des liens entre le vivant et l’ingénierie, que l’on retrouve notamment dans les matériaux, les procédés industriels ou encore les modes d’organisation.
L'intégration des sciences du vivant
"Pour s’adapter à son environnement, le vivant a développé des solutions souvent remarquablement efficaces face aux contraintes climatiques et environnementales. C’est cette capacité à inspirer des réponses durables que le challenge propose de faire découvrir aux étudiants", partage Waël Alliliche.
Au-delà de la découverte du biomimétisme, cet atelier constitue également une première illustration de l’intégration des sciences du vivant dans le programme de la formation d’ingénieur généraliste depuis la rentrée 2026. Ces disciplines apportent aux étudiants de nouvelles connaissances sur le fonctionnement du vivant, des écosystèmes et de leurs interactions avec les activités humaines.
Les étudiants complètent ainsi leur approche de l’ingénierie avec de nouvelles clés pour observer, comprendre et analyser les problématiques auxquelles ils seront confrontés en tant qu’ingénieurs. "Le vivant et l’environnement doivent être pris en compte pour devenir un ingénieur généraliste responsable. Comprendre comment notre environnement fonctionne et comment nous l’impactons à travers notre société est essentiel pour les ingénieurs de demain", assure Eva Mevrel.
En croisant ces connaissances avec les sciences de l’ingénieur, les étudiants développent une vision plus globale des systèmes complexes et de leurs interactions avec l’humain et son environnement. Le vivant devient ainsi à la fois un objet de compréhension et une source d’inspiration pour penser autrement l’ingénierie.
Cette culture scientifique trouvera ensuite des prolongements dans plusieurs majeures proposées à l’EPF, notamment Ingénierie en Architecture Durable, Énergie & Environnement et e-Santé & Biomécanique.