Grégory LEFEBVRE, en 4e année à l’EPF Troyes, a fait son stage d’élève ingénieur aux Etats-Unis | EPF Ecole d'ingénieurs

Grégory LEFEBVRE, en 4e année à l’EPF Troyes, a fait son stage d’élève ingénieur aux Etats-Unis

Publié le 29/01/2020

Etudiant dans la Majeure Ingénierie & Architecture Durable sur le campus de Troyes, Grégory a choisi de faire son stage d’élève ingénieur aux Etats-Unis, au National Center for Preservation Technology and Training (NCPTT). Après 5 mois et demi de stage, il est revenu en France fin décembre 2019 et nous raconte son expérience à l’international, ses missions de stage, l’évolution de son projet professionnel…

Le premier étudiant à partir aux Etats-Unis avec le Cluster Patrimoine Bâti 4.0

Grégory LEFEBVRE a trouvé son stage grâce à la Fédération Française du Bâtiment de l’Aube qui, en partenariat avec l’EPF et l’Institut Universitaire des Métiers et du Patrimoine, a créé le « Cluster Patrimoine Bâti 4.0 », et en collaboration avec le NCPTT (National Center for Preservation Technologie and Training), un bureau de l’US National Park Service qui concentre ses recherches sur les technologies innovatrices dans le domaine de la conservation du patrimoine. Un des axes de cette collaboration est porté sur l’échange d’étudiants afin de réaliser des travaux de recherche. "L’EPF faisant partie du conseil scientifique de ce Cluster, Abdelatif MERABTINE (responsable de la majeure Ingénierie & Architecture Durable sur le campus EPF Troyes) avait distribué cette offre de stage à laquelle j’avais naturellement postulé" explique Grégory.

Des missions variées et compétences développées sur place

Grégory est en charge de son propre sujet de recherche, le sujet initial qui lui été donné est vaste : "Testing modern insulation strategies for retrofitting historic buildings". A partir d’instructions et de cette thématique il a fallu tout élaborer, un véritable challenge à relever pour lui : "c’est un projet de 2 ans avec des attentes relevées, où il faut satisfaire tous les acteurs et qui je l’espère constituera aussi mon PFE (Projet de Fin d’Etudes). Je suis très bien entouré entre l’équipe du centre, le département ingénierie de l’université de Northwestern State, le conseil scientifique du Cluster Patrimoine Bâti et des professeurs universitaires notamment des universités de Cincinnati et de l’Illinois".

La partie expérimentale du stage de Grégory réside en des tests sur des modèles réduits de maisons à colombages pour étudier de manière comparative les méthodes d’isolation en étudiant l’efficacité énergétique, la qualité de l’air intérieur et les propriétés des matériaux.

La plus-value de cette expérience internationale : de nombreuses découvertes et rencontres professionnelles

Durant ce stage de 5 mois et demi, Grégory LEFEBVRE a pu se familiariser avec la préservation des bâtiments anciens et historiques, un domaine qu’il ne connaissait pas : "j’ai pu découvrir un univers où la passion prédomine et où tout est mis en œuvre pour conserver l’héritage du bâtiment et de ses composantes". Si tout se déroule comme planifié, à l’issue de ce projet plusieurs publications doivent être rédigées autant pour la communauté scientifique que pour le grand public.

"Grâce à ce projet, de nombreuses opportunités ont été permises : des rencontres professionnelles, que ce soit au sein du National Parc Service, de la communauté spécialisée en préservation historique des bâtiments, et de divers professeurs universitaires" ajoute Grégory, conscient de la chance qu’il a eue et reconnaissant pour cette expérience professionnelle internationale.

Une immersion immédiate et totale dans la culture américaine

Les séjours à l’international demandent bien souvent une période d’adaptation, que ce soit sur le plan professionnel, que dans la vie quotidienne et culturelle.

Pour Grégory, c’était son premier voyage aux Etats-Unis, et il a directement été mis dans le bain ! "L’immersion a été sans transition pour moi. J’étais en Louisiane, c’est assez particulier au premier abord, surtout quand vous êtes accueilli par Barry, un cyclone de catégorie 1. Il y fait chaud, très humide et les moustiques peuvent devenir un vrai cauchemar ! Pour avoir un peu voyagé et fait quelques excursions dans le pays, il y a ce qu’on appelle la Culture Américaine mais chaque état est différent et entre les campagnes et les grandes villes, les écarts sont flagrants. C’est cette variété qui rend ce pays fascinant, l’expérience est assez différente en fonction de là où vous séjournez".

L’expérience étudiante américaine est aussi bien différente de celle en France. Grégory en témoigne : "étant sur un campus universitaire de petite taille (à l’échelle du pays), l’expérience étudiante est très différente de ce que nous connaissons en France, ce qui contraste avec l’ambiance du bureau au sein d’une agence fédérale. Mais le mélange des deux est juste ce qu’il faut pour trouver sa place. Comparer le système universitaire et l’univers professionnel entre les pays prendrai un certain temps mais j’ai ma petite préférence pour le système à l’Américaine sur ces aspects-là".

La langue peut aussi représenter une barrière lorsqu’on arrive dans un pays étranger. Mais une fois encore, Grégory s’en est très bien sorti : "certains accents ne sont pas faciles à comprendre et le début est toujours compliqué mais après une petite période d’adaptation on s’habitue à vivre et à tout faire en anglais. Impossible de cacher le fait que vous êtes français, surtout avec un accent bien prononcé comme je peux avoir, mais cela est toujours très bien accueilli". De quoi rassurer tous les élèves qui partiront bientôt à l’étranger pour leur stage ou échange académique.

Une expérience qui lui a permis de faire mûrir son projet professionnel

Ce stage d’élève-ingénieur au National Center for Preservation Technologie and Training lui a permis de gagner en compétences et connaissances, et de peaufiner son projet professionnel : "Comme dirait ma tutrice, une fois que vous avez mis les pieds au NCPTT, vous n’en partez jamais. Travailler à l’international, c’est une possibilité oui, même presque une obligation en fonction du parcours que l’on souhaite suivre. On verra en fonction de l’évolution du marché, des besoins, cela fait longtemps que je m’intéresse à ce domaine et je suivrai ce qui me plait là où il le faudra. Pour le moment j’ai des envies et des projets à terminer, donc pour sûr l’aventure avec le NCPTT aux Etats-Unis n’est pas encore finie".