L’EPF démystifie la recherche appliquée en entreprise | EPF Ecole d'ingénieurs

L’EPF démystifie la recherche appliquée en entreprise

Publié le 26/03/2020

La recherche appliquée consiste en des travaux originaux entrepris en vue d'acquérir des connaissances nouvelles. Elle est surtout dirigée vers un but ou un objectif pratique déterminé, et vient préciser les travaux effectués par la recherche fondamentale. Afin de sensibiliser les étudiants à la recherche, une « Journée Recherche » leur a été proposée.

Le 12 février dernier, l’EPF école d’ingénieur-e-s a organisé une « Journée Recherche » sur ses campus de Sceaux et Montpellier rassemblant ainsi les étudiants de quatrième année, toutes majeures confondues, soit 250 étudiants. L’objectif principal de cette journée était de présenter la recherche appliquée en industrie/entreprise et d’informer sur ses débouchés, ses aides financières, etc.
A Sceaux, la « Journée Recherche » s’est déroulée en deux grands moments : la matinée était consacrée à des interventions concernant l’ensemble des majeures et l’après-midi plus orientée selon la thématique des différentes filières. Sur le campus montpelliérain, la journée a suivi un autre schéma : le matin était destiné aux étudiants de 3e année, l’après-midi à ceux de 4e année.

La recherche industrielle : un besoin d’ingénieur-e-s

Pour la première partie de la journée, plusieurs intervenants se sont succédés : Eric Savattero, Directeur des formations de l’EPF et du campus de Sceaux, a introduit la journée avant de laisser la parole à deux partenaires industriels venus présenter les activités de recherche menées dans de grandes entreprises. Ainsi, Patrick Berniolles (Vice-Président CTO Business Line Electronic Combat Systems chez Thales) a présenté comment dans un groupe comme Thales, recherche et ingénierie sont très fortement liées. Il a expliqué aux étudiants à quoi correspondent les différents niveaux d’échelle TRL (Technology Readiness Level) et combien la recherche était indispensable à leur développement. C’est clairement un axe stratégique pour un industriel en situation concurrentielle forte, et de ce fait, de nombreux débouchés sont possibles pour les ingénieur-e-s doctorant-e-s.
Puis, Guilhem Frescaline (chargé de développement au service à la CIFRE et de l’ANRT) a exposé quant à lui, les moyens de financement de doctorats en entreprise prévus par le dispositif CIFRE (Conventions Industrielles de Formation par la Recherche).

Des études menées par l’EPF en partenariat avec l’industrie

Olivier Horner, Directeur de la Recherche et de l’Innovation à l’EPF, a présenté les axes de recherche de l’EPF, les différents laboratoires susceptibles d’accueillir des stagiaires EPF sur des sujets finalisés ainsi que les différentes études industrielles menées par la recherche EPF.
Des contrats CIFRE ont été signés par l’EPF avec les entreprises Total et Engie dans le domaine des matériaux, et avec Veolia et Seb Calor dans le domaine de l’environnement.

Encourager la recherche, soutenir nos élèves

Les élèves ont par ailleurs pu découvrir le système de bourses mis en place par l’EPF pour favoriser leur stage de recherche dans les laboratoires partenaires. Ainsi, plusieurs aides financières sont proposées.
Chaque année, l’EPF attribue 3 bourses à des étudiants de 4e année (1 bourse par laboratoire partenaire) et 6 bourses à des étudiants de 5e année.

De plus, les doctorants peuvent être rémunérés via différents dispositifs : une bourse ministérielle ou régionale, une bourse industrielle ou CIFRE, un complément obtenu via des activités d’enseignement (monitorat). L’entreprise/industrie partenaire peut elle-même recevoir des subventions pour les travaux qu’elle entreprend en Recherche et Développement par le biais du Crédit d’Impôt Recherche (CIR).

Des témoignages d’anciens pour partager leurs expériences et mettre fin aux clichés

L’après-midi était dédié à des interventions ciblées selon les majeures : doctorants, chercheurs et anciens étudiants de l’EPF, qui ont choisi la recherche appliquée en entreprise, sont ainsi venus partager leur expérience. Les parcours des intervenants se voulaient diversifiés afin de représenter le plus de majeures possibles et de susciter l’intérêt d’un maximum d’étudiants.

Bien que le grade de docteur (PhD) soit largement reconnu et mis en valeur à l’international, en France la recherche souffre de nombreux préjugés.

La journée du 12 février avait pour but de démystifier le domaine de la recherche et rassurer les étudiants. En particulier, il est tout à fait possible de faire un doctorat après l’EPF, et la formation généraliste des élèves est un véritable atout pour mener à bien un projet doctoral.

La thèse CIFRE, d’excellent niveau académique tout en ayant un but finalisé (nouveau produit, nouveau process, nouvelles normes) peut être particulièrement adaptée pour des élèves ingénieurs souhaitant poursuivre leurs études en recherche.
Ces élèves pourront bénéficier de tout le réseau de partenariats de l’EPF pour trouver un laboratoire d’accueil, et plus tard, un emploi stable en France comme à l’étranger.

Suite à l’enthousiasme rencontré durant cette journée, l’EPF réfléchit déjà à une nouvelle session en prenant en compte les suggestions proposées par les étudiants présents.