Raïnatou Ouedraogo : Le cycle d’harmonisation, un semestre réussi pour intégrer la formation d’ingénieur·e·s EPF | EPF Ecole d'ingénieurs

Raïnatou Ouedraogo : Le cycle d’harmonisation, un semestre réussi pour intégrer la formation d’ingénieur·e·s EPF

Publié le 17/06/2020

Raïnatou Ouedraogo est une étudiante burkinabè qui a intégré l’EPF école d’ingénieur-e-s en 4e année et plus spécifiquement le cycle d’harmonisation. Son admission a été possible grâce au partenariat entre l’EPF et 2iE. Elle partage son expérience.

« J’ai été admise sur titre en 4e année à l’EPF école d'ingénieur-e-s - ce qui est rare en écoles d’ingénieurs – après avoir obtenu un Bachelor en Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement - Option Génie Electrique et Energétique à l’Institut International d'Ingénierie de l'Eau et de l'Environnement (2iE) au Burkina Faso.

Le cycle d’harmonisation, un tremplin vers la formation d’ingénieure

J’ai intégré le cycle d’harmonisation de l’EPF avant de poursuivre mon second semestre en Majeure Énergie et Environnement sur le campus de Montpellier.
Le cycle d’harmonisation est un semestre d’études 100% en anglais dédié aux étudiants admis sur titre en 4e année. Il consiste, comme son nom l’indique, à harmoniser les connaissances des différents étudiants afin qu’ils puissent intégrer le cycle master sans difficulté. Pour ma part, mon expérience en cycle d’harmonisation a non seulement été riche sur le plan scolaire mais aussi sur le plan humain.
Les cours en anglais étaient très intéressants. Avec un niveau B2, je n’ai eu aucune difficulté à comprendre et à participer aux différents cours. Les enseignants étaient eux aussi très captivants et accessibles : certains étaient chefs d’entreprises et d’autres étaient d’anciens étudiants EPF. Ils étaient très sympathiques et les cours se déroulaient dans une bonne ambiance. Ils se rendaient toujours disponibles pour répondre aux questions et prenaient en compte les difficultés de chaque étudiant. J’ai apprécié le fait d’être dans une classe à effectif réduit car cela a facilité le lien entre enseignants et étudiants, et un cas par cas était possible.
Pendant ce semestre, j’ai pu étudier plusieurs matières dites techniques, les mathématiques, l’informatique et développer des compétences plus professionnelles. Nous avons réalisé plusieurs projets en équipe ou individuels. Par exemple, j’ai travaillé sur un projet en binôme portant sur la biomasse. J’ai acquis de nouvelles connaissances surtout en informatique et j’ai pu approfondir des notions que j’avais déjà abordées lors de mon Bachelor.

L’acclimatation, une étape à passer

Le changement d’environnement auquel j’ai été confrontée m’a demandé beaucoup d’endurance et de relativité. L’exemple le plus simple a été l’adaptation au climat. Pour mon premier séjour en France, n’ayant jamais été exposée à des températures inférieures à 11 degrés, j’ai été surprise lorsque l’hiver est arrivé. Voir qu’à 8h du matin le ciel était encore noir, porter des vêtements chauds continuellement pendant 5 mois, pour moi, c’était inédit. Mais je m’étais préparée à supporter de basses températures, ça a donc été une expérience moins pénible à vivre et j’ai même fini par apprécier le climat !
Une autre différence à laquelle j’ai dû m’adapter est l’interaction entre les personnes. J’ai été habituée à vivre dans une famille nombreuse, avec des voisins de qui nous sommes proches.
Se retrouver seule dans un appartement et ne rencontrer son plus proche voisin qu’après 2 semaines a été un fait auquel j’ai dû m’adapter. L’avantage est que ça a été plus facile de rester concentrée sur mes études.
J’ai aussi découvert l’apéro, qui n’est pas très commun chez moi et j’ai beaucoup aimé.

Une intégration réussie au cœur d’une classe internationale

A mon arrivée, j’ai intégré le campus de Sceaux qui est à vingt minutes au sud de Paris.
Nous étions une classe internationale de dix étudiants, dont deux Français, six Russes, une Chinoise et moi, Burkinabè. Chacun avait un parcours différent : certains venaient de l’université, d’autres avaient étudié l’aéronautique et le génie civil. Il y avait une très bonne ambiance entres les étudiants : nous nous retrouvions autour d’un repas ou d’une activité collective.
J’ai trouvé le programme de cours pensé pour une intégration car j’avais le temps d’étudier et de découvrir la ville, de me familiariser à mon nouvel environnement, surtout lorsque l’hiver est arrivé.
Au-delà de la formation, l’école a également planifié des sorties pour nous permettre de découvrir la ville.

Autonomie et adaptation, principales qualités développées

La particularité d’un séjour à l’étranger est d’être livré à soi-même. L’autonomie fait partie des qualités que j’ai renforcées lors de mon séjour à Sceaux. Etant en résidence universitaire, je m’occupais personnellement de mes tâches ménagères et de faire la cuisine. Il arrivait que je ne sache pas faire certaines choses, mais j’ai appris de mes erreurs. A titre d’exemple, dans les premières semaines, il m’arrivait de me tromper de train, mais après une ou deux tentatives ratées, j’ai fini par ne plus avoir besoin du GPS pour me retrouver.
Sur le plan scolaire, notamment en informatique, il y avait des logiciels que je découvrais et avec lesquels j’ai eu du mal au début, comme CATIA par exemple. Mais à force de m’exercer j’ai fini par être à l’aise avec ces disciplines.
 

Ce semestre d’harmonisation a été une expérience inédite pour moi. J’ai rencontré des personnes différentes de qui j’ai beaucoup appris.  J’ai été en contact avec d’autres cultures et d’autres manières de faire qui diffèrent des miennes. Ça a été une immersion culturelle riche en découvertes et une expérience éducative enrichissante. Pour mon premier séjour en France, je suis plus que ravie ! »