Partir à l’étranger pendant ses études : mode d’emploi | EPF Ecole d'ingénieurs

Partir à l’étranger pendant ses études : mode d’emploi

Publié le 26/05/2021

De plus en plus d’étudiant·e·s font leurs bagages pour partir à l’étranger durant leurs cursus. Stage, double diplôme, échange, ils n’ont que l’embarras du choix : à eux de trouver l’option qui conviendra le mieux à leur profil et leurs envies !

Cela peut être un semestre en échange académique : quatre à six mois dans une université partenaire, ce qui ne donne pas accès au diplômtre option : un stage dans une entreprise à l’étranger ou pour les plus motivés, un double diplôme. Souvent plus engageant (un semestre à une année supplémentaire), il permet d’obtenir le diplôme de l’université partenaire.

Toutes ces options te donnent envie et tu ne sais pas comment choisir ?

Renseigne-toi auprès de ton école, des étudiant·e·s ou lors de salons dédiés aux mobilités

Commence par rassembler le plus d’informations possibles !

« A l’école, nous organisons des réunions d’informations, pour présenter tous les partenaires et les possibilités de césure et de double diplôme. Je conseille aux élèves ingénieurs de faire rapidement appel aux différents interlocuteurs de l’établissement, dès la première année : les services stage et international sont là pour les aider », propose Stefan SEILER, directeur du département international de l’EPF.

Autre conseil, si l’on hésite entre deux destinations : se rendre à des salons dédiés aux mobilités, ou tout simplement interroger les étudiant·e·s d’année supérieure ou alumni de l’école, qui vivent ou ont vécu l’expérience. Les élèves étrangers en échange en France et les professeurs venus d’autres pays sont également de très bonnes sources d’information pour t'aider dans ton choix.

Choisis ta destination en fonction de ton projet professionnel

Globe terrestre avec des épingles sur les destinations où la personne souhaite voyagerStefan SEILER recommande à ceux qui ont déjà une vocation ou un projet professionnel de prendre leur décision avec cet objectif en tête : « Si vous souhaitez travailler dans la transition écologique, la Scandinavie peut être une bonne idée. Dans l’automobile, des pays comme l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie ou les Etats-Unis peuvent être intéressants. Côté informatique, la Californie ou Israël sont à envisager. Pour le savoir, il faut lire la presse et se tenir informé de l’actualité du secteur ».

Parmi les destinations très recherchées en ce moment : le Québec et sa proximité culturelle et linguistique, l’Australie, l’Allemagne, la Belgique, la Suisse, ou encore l’Espagne.

Attention à ne pas décider de ta destination comme l’on choisit ses vacances. « Beaucoup choisissent des pays comme l’Australie, pour leurs plages ou leur côté exotique. C’est quelque chose que nous déconseillons, mieux vaut construire réellement son départ en adéquation avec son projet professionnel », souligne Stefan SEILER.

Réfléchis à tes ressources financières

Garde aussi un œil sur les bourses. Si tu pars en Europe, tu pourras prétendre aux aides financières Erasmus. Des bourses peuvent exister dans certains pays (exemples : Etats-Unis, Allemagne…), et non dans d’autres.

En cas d'hésitation entre deux lieux, la question financière pourrait faire pencher la balance d’un côté ou d’un autre.

Privilégie les partenaires de ton école

Une fois la région du monde décidée, ne reste qu’à choisir l’université où réaliser ta mobilité (ou l’entreprise dans le cadre d’un stage).

Commence par demander à ton établissement la liste de ses partenaires : il sera plus aisé de candidater et tu bénéficieras des accords négociés (crédits ECTS, équivalences, frais de scolarité identiques…).

Mène l'enquête sur les établissements

Un coup d’œil aux grands classements internationaux, comme QS, Shanghai ou THE, peut aussi aider.

« Les rankings ne sont pas parfaits, mais ils peuvent donner une indication sur le niveau de l’établissement. Il faut aussi regarder le site de l’université : est-elle dynamique ? Combien de prix Nobel ses professeurs ont-ils reçu ? Quelle est la taille du campus ? », suggère Stefan SEILER. En faisant sa petite enquête, l’étudiant·e pourra ainsi choisir en toute connaissance de cause.

A garder en tête : les établissements les plus prestigieux sont aussi les plus demandés. Les candidats passent alors devant un jury, qui estime leur motivation, leur projet et leurs notes. Un plan B n’est alors pas de trop.

Mais dans tous les cas, quelle que soit la destination, une chose est sûre : l’expérience sera formatrice, mais surtout inoubliable.